Casino d’Évian
Avec sa réhabilitation, le casino d'Évian, emblématique de la ville et de l'histoire du thermalisme depuis 1912, retrouve son visage originel tout en s’ancrant dans le monde actuel, par l’introduction de nouveaux usages, et la réalisation d’une extension toute en verre qui apporte une nouvelle vigueur à la façade d’entrée historique.
Catherine Seyler, direction artistique
Sophie André, chef de projet aménagement intérieur
C&E Ingénierie, BET Structure
CETRALP, BET Fluides
BMF, Économiste
Studio by Night, Conception lumière
ARTELIA, BET Restauration
META, BET Acoustique
14,8 M€ HT pour le Casino
2 M€ HT pour le Théâtre
Total Travaux : 16,8 M€ HT
Pour renouer le dialogue entre architecture et paysage, retrouver cette résonance si particulière entre la coupole et l’horizon, il fallait d’abord débarrasser le bâtiment des ajouts qui l’ont progressivement dénaturé lui faisant perdre son caractère tout à la fois spectaculaire et élégant. Il fallait ensuite déployer avec force une architecture contemporaine pour mieux révéler son architecture patrimoniale, tout en y créant de nouveaux espaces pour des activités en journée, en soirée et la nuit : restaurant, bar au cœur de la salle des machines à sous et brasserie disposant d'une vue imprenable sur le lac.
Pour ouvrir le casino sur la ville et au-delà sur le lac, est venue l’idée d’un volume entièrement vitrée s’incurvant en toiture telle une onde limpide et transparente appelant à elle le public pour mieux l’accueillir et le guider. Ce socle transparent mettant en apesanteur la grande verrière, la coupole semble alors entrer en lévitation.
Une fois franchi ce rideau de verre, le hall d’accueil s’offre tel un espace horizontal et lumineux, ponctué par de puissants piliers sortis de terre, portant un plafond de béton clair.
Quelques marches plus loin, se trouve la salle basse, rythmée par des arcs tendus, où l’obscurité règne, seules les machines à sous apportent leur lumière colorée.
Un escalier aux marches suspendues amène le public au cœur de la salle haute, avec, au centre, la coupole qui culmine à près de 25 mètres. Sa base, dentelée de fenêtres comme autant de pinceaux de lumière, joue sur un décor peint en vert et or au graphisme délicat et dynamique, mêlant éléments végétaux et géométriques.
Pour offrir la vue sur le Léman, la dent d’Oche et les Alpes, la galerie s’ouvre sur une vaste terrasse en balcon sur le lac et donnant à la salle dominée par la coupole la respiration indispensable. S’articulent ainsi la verticale et l’horizontale, horizontalité propice à la sérénité ressentie en observant l’élément liquide.