Centre culturel Les 26 couleurs

Seul édifice ayant survécu à la fermeture de l’usine de papiers peints Leroy, l’ancienne centrale thermique porte à elle seule la mémoire de la friche en passe de devenir un nouveau quartier. Patrimoine tardivement reconnu, sa réhabilitation en centre culturel vient démontrer son potentiel d’amplification spatiale pour accueillir d’autres programme.

Maîtrise d’ouvrage
Ville de Saint-Fargeau Ponthierry
Architecte mandataire
Philippe Prost / AAPP
Gaël Lesterlin, Directeur de projet
Maîtrise d’œuvre
Hytecc, Coordinateur OPC
Cabinet Talbot, Économiste
Bethac, Fluide
Ingerco, Structure
Peutz, Acoustique :
Scène, Scénographie
Type de mission
Transformation d’une ancienne centrale thermique en centre culturel comprenant une salle de spectacle/cinéma, une salle polyvalente, une cafétaria et une salle pédagogique.
Surface
1.600 m2 SHON
Coût
4,2 M€ TTC
Statut
Réalisé

De l’ancienne usine de papiers peints Leroy à Saint-Fargeau-Ponthierry construite en 1914, œuvre de l’architecte Paul Friesé, ingénieur-architecte, spécialiste des bâtiments industriels, il ne restait plus, après sa fermeture en 1982, que la centrale électrique, inscrite finalement en 2006, mise à part ses façades, à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

La stratégie de réhabilitation en centre culturel a consisté à magnifier cette architecture fonctionnelle et rationnelle, alliance entre le raffinement de l’écriture de ses façades avec la force brute de sa structure de béton, à la transcender à travers son nouvel usage en amplifiant ces caractéristiques spatiales, à l’enrichir en pratiquant l’art de la greffe : telle fut la stratégie du projet.

Dans la première travée du bâtiment, là où hier on approvisionnait le charbon, se fait l’accès du public ; dans la deuxième travée, là où étaient installées les chaudières, prennent place la salle polyvalente et la salle de spectacle ; dans la troisième travée demeurent les génératrices de courant ainsi que la machine à imprimer 26 couleurs.

Tandis qu’à l’extérieur la diversité et la polychromie des matériaux – briques, ciment gravillonné, pierres meulière, châssis métalliques – ont été retrouvées et mis en valeur.

À l’intérieur, le blanc et le gris des enduits et du béton jouent avec le noir des plafonds et de l’escalier en métal brut par lequel le public à la salle de spectacle : il y découvre les panneaux de papier peints colorés, œuvre de François-Xavier Richard, hommage aux innombrables productions de l’usine Leroy.