Cité des électriciens
La vie est revenue dans la cité des Électriciens, avec son âme, sa poésie, son architecture, son urbanisme : la plus ancienne cité minière du Pas-de-Calais s’est ouverte sur la ville par de nouveaux usages mixant habitat, vie associative, tourisme, culture. À l’œuvre dans la conception même de ce type d’habitat, son potentiel écologique a été maximisé.
Lucas Monsaingeon, Chef de projet
Yann Legouis, Assistant de projet
Sophie André, Cheffe de projet aménagements intérieurs
Du&Ma et Catherine Mariette, muséographes
Atelier Villar+Vera, graphiste
Verdi Bâtiment, BET TCE
TechniCity, BET HQE
Centres d’interprétations : 500 m² + 250m² construction neuve
Résidences d’artistes : 400 m²
Gîtes : 340 m²
Carins : 200 m²
Archétype de la cité minière du XIXème siècle, lieu d’architecture et d’urbanisme exemplaire, la Cité des Électriciens présentait, avant même sa réhabilitation, un état de conservation remarquable. La réhabilitation du site menées par l’Atelier en a fait un lieu tout à la fois de mémoire, de vie et de création pour le XXIème siècle. Le site entièrement réhabilité abrite des résidences d’artistes et des gîtes urbains dans les anciens corons adaptés aux exigences BBC, ainsi qu’un nouvel équipement muséographique : le centre d’interprétation de l’habitat et du paysage minier, réparti entre le bâtiment central restauré et un bâtiment contemporain.
Ce projet fait la démonstration de la compatibilité entre patrimoine bâti ancien et développement durable. En conservant l’existant, en lui affectant de nouveaux usages, le projet préserve et adapte la Cité des Électriciens aux nouveaux modes d’habiter comme aux problématiques environnementales. Les carins, ces constructions modestes, sont tous restaurés afin d’accueillir de nouvelles fonctions : friterie, sauna, clapier… Le projet intègre l’organisation et le vocabulaire de la vie minière, corons, voyettes et autres, et envisage l’habitat dans un dispositif plus vaste : du logement à la Cité, de la Cité à la ville et au grand paysage. En étroite imbrication avec la restructuration du site, l’ensemble des espaces extérieurs est réinventé et réinterprété pour témoigner, illustrer la vie des mineurs et l’évolution du site au cours des 150 dernières années. Places et jardins aménagés constituent autant une évocation poétique, qu’un support de compréhension historique. Ouvert sur la ville comme sur l’espace agricole, le site dans son ensemble invite à imaginer l’avenir d’un territoire.