Extension et réhabilitation de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Toulouse
Une proposition-manifeste – D’abord notre proposition cherche à renouer avec le fil de la pensée du projet initial de Georges Candilis et des réflexions des Team 10 avec leurs concepts fondateurs majeurs, redevenus d’actualité en ce début de XXIème siècle, que sont le cluster, le stem, le web – La leçon du «créer dans le créé» revue et corrigée à l’ère de l’anthropocène ou architecture de la transformation versus tabula rasa. Notre proposition est l’expression d’une nouvelle manière d’envisager l’architecture comme relevant de l’art de la transformation.
Aurelie Lopes, Cheffe de projet
Mathieu Iniesta, Assistant de projet
Florence Vita, Assistante de projet
NEDD (GJM INGENIERIE), BET Structure
NEC, BET Fluides
Preventist, BET SSI
VRD CONCEPT, BET Voiries et Réseaux divers
SCOP ECOZIMUT, BET HQE et Études thermiques
GROUPE GAMBA, BET Acoustique
WOODSTOCK, Paysage
Eco + Construire, Économiste de la construction
Restaurer, transformer, construire, tels sont les trois axes de notre proposition.
Restaurer le patrimoine du XXème siècle
Œuvre de Candilis et Malebranche, l’école d’architecture construite par Candilis est en réalité le dernier témoin et le condensé de la ZUP du Mirail, maintenant que tripode et UTM ont été détruits d’où l’importance de la sauvegarder et de lui redonner son lustre un bâtiment rescapé de l’explosion de l’usine AZF de par la conception de sons système constructif.
Transformer un projet inachevé d’Almudever-Lefebvre
En effet un quart seulement du projet initial a été réalisé, le projet étant ensuite purement et simplement abandonné, les besoins en locaux ayant été ensuite assurés par de simples bâtiments modulaires provisoires depuis plusieurs années.
Construire une architecture du XXIème siècle répondant à de nouveaux besoins
D’une part en prenant appui sur l’existant tant à travers les principes développés par Candilis qu’avec la structure volumétrique du projet d’Almudever. D’autre part en employant des ressources renouvelables, des matériaux bio-sourcés (bois, chanvre) afin de réduire l’impact carbone du projet.
La quête d’une économie de moyens
Dans la volumétrie du bâtiment d’Almudever et son système constructif, nous avons très vite vu une réponse à la question posée de prévoir une halle d’expérimentation de 1000m² et en conséquence l’idée que démolir cet ensemble nécessiterait un jour de le reconstruire. C’est l’économie de moyens qui nous a engagé dans l’idée de conserver une dalle, une structure porteuse (faite de poteaux et de poutres, de portiques) couverte d’une toiture à une pente. La structure-couverture conservée de l’extension d’Almudever règle la pente de la nouvelle toiture couvrant le nouveau parvis et les nouveaux amphithéâtres notamment.
Ambition patrimoniale, ambition pédagogique
Ambition patrimoniale, en conservant les édifices conçus et construits par Candilis puis Malebranche, bien sûr mais aussi ceux d’Almudever-Lefevbre, tous témoins bâtis d’une histoire de l’architecture du XXème siècle tandis que notre proposition vise à être l’expression du XXIème siècle. Ambition pédagogique, car étudiantes et étudiants auront ainsi l’occasion d’évoluer dans l’histoire architecturale du XXème siècle, mais aussi de prendre part à la construction du projet au XXIème siècle à travers une école, un chantier et une halle d’expérimentation car de nouveau, comme l’avait imaginé Georges Candilis et avec lui l’équipe enseignante et les étudiants d’alors, il s’agit tout tout à la fois d’un chantier, d’une école et d’une usine. Mais l’ambition pédagogique va au-delà, nous souhaitons que les étudiants, au-delà d’être spectateurs du projet et du chantier puissent y trouver une part active et participent aux côtés de la Maitrise d’ouvrage et de la Maitrise d’œuvre sous la responsabilité de leurs enseignants à ce projet-processus.