L’Hydro, musée maritime
L‘installation de l’Hydro, musée maritime dans les murs de l’École Nationale Supérieure Maritime de Saint-Malo repose sur la valorisation du patrimoine architectural où les interventions contemporaines s’opèrent par complémentarités et liaisons ; le projet se nourrit de la symbolique de l’univers marin avec laquelle Louis Arretche a conçu le lieu en 1958.
Michel Desvigne, Paysagiste
Atelier Hervé Audibert, Lumière
Arthur Bonifay, Illustrateur
Innovision, Multimedia
Motion Agency, Audiovisuel
Eco+construire, Economiste
CVC/Élec, BET Structure/Fluides
EGIS, SSI
SYMOE, HQE
GAMBA, Acoustique
IMING, VRD
L’Hydro-Musée maritime de Saint-Malo prend place sur un site qui a démontré sa capacité d’évolutivité au cours des siècles, d’abord couvent, puis prison, avant de devenir un site dédié à la formation des marins, jusqu’au déménagement en 2023 de l’École Nationale Supérieure Maritime laissant place à l’aménagement d’un musée. Au niveau urbain et paysager, le percement d’une faille crée un deuxième accès depuis les remparts. Celle-ci permet d’ouvrir l’îlot tout en créant une liaison entre la vieille ville et le rempart. S’inscrivant dans ce travail de couture urbaine, les espaces publics alentour sont repensés pour créer de véritables parvis. À l’intérieur du périmètre, l’abaissement du sol de la cour dégage un café́ avec vue sur mer.
Le projet s’est attelé à la valorisation du bâtiment de Louis Arretche dans lequel le musée s’installe, patrimoine architectural du XXème siècle, réalisé après-guerre dans le cadre de la reconstruction du site. Il avait été́ conçu à l’image d’un bateau, réinterprétant mâts, vergues, vigie, pont supérieur, cales...
En continuité, l’aménagement du musée est imaginé comme un « bateau monde » : un lieu d’ancrage et de voyage, un vaisseau en partance pour une traversée associant émotions et connaissances, reliant des horizons et des collections multiples. Ce parcours dans l’espace et dans le temps s’opère en une succession de séquences muséographiques : des cales aux voiles, en passant par les ponts et coursives, le parcours traverse alternativement des espaces confinés ou ouverts, amples ou réduits, lumineux ou sombres, et ouvre des vues spectaculaires sur la Manche et sur Saint-Malo. En vigie, le volume en porte-à-faux sur les remparts est une citation du projet d’Arretche, évocation d’une idée qu’il avait dessinée mais qui n’avait pas été concrétisée. Le Musée est aussi un lieu en prise avec les préoccupations actuelles de changement climatique et de montée des eaux, déployant une palette de dispositifs à cet effet. isolation en chanvre, désimperméabilisation des sols, récupération des eaux pluviales, végétalisation des jardins et toitures, accueil de la biodiversité...