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La forge de Belleville

Fruit d’un partenariat entre la Ville de Paris et les artistes de l’association La Forge de Belleville, la réhabilitation-reconstruction-extension de cette ancienne usine de clefs reconvertie en ateliers d’artistes a été guidée par la recherche d’un point d‘équilibre entre nécessité d’intervention et préservation de l’esprit du lieu.

Programme
Architecture, Patrimoine
Maîtrise d'ouvrage
DLH Direction du logement et de l’habitat - Ville de Paris
Architecte mandataire
Philippe Prost / AAPP
Laurence Benoist-Veillet, Cheffe de projet
Mathilde Mouchel, Assistante de projet
Maîtrise d’œuvre
Bureau Michel Bancon, BET Structure
Claude Baychère, BET Fluides
Type de mission
Réhabilitation d’une ancienne usine et construction d’une extension
Surface
1 350 m² SHON
Coût
1 288 050 € HT
Statut
Réalisé

Pour transformer l’ancienne usine de clefs en vingt-et-un ateliers d’artistes, le programme comprenait la reconstruction-réhabilitation-extension du bâti. Avec pour fil directeur de conserver le maximum d’éléments d’origine qui font la qualité et l’identité du lieu : la structure, le second œuvre et aussi la forte densité du construit qui ne serait plus autorisée par le plan d’occupation des sols aujourd’hui en vigueur. Lorsque l’état de délabrement n’a pas permis la restauration, le souhait de conserver l’esprit du site s’est doublé de celui d’intégrer la contemporanéité dans les interventions. Pour cela, l’économie de moyens du projet s’inscrit en continuité de celle des bâtiments originels, signifiant l’emploi de matériaux simples et de qualité qui assurent la pérennité du bâti. Avec l’acier galvanisé, la brique pleine et le Réglit, s’opère ainsi le travail de réécriture contemporaine de l’architecture industrielle. À l’exception du volume en extension - bâtiment-signal de l’histoire industrielle du site et de sa nouvelle fonctionnalité artistique et socio-culturelle, l’architecture et les aménagements se devaient d’être discrets, à la mesure d’espaces de travail dédiés à des artistes. C’est pourquoi une certaine neutralité, y compris chromatique, a été délibérément recherchée. Dans les parties réhabilitées, les charpentes métalliques, les couvertures en zinc, en tuiles mécaniques, les verrières et les sheds ont été tantôt restaurés, tantôt restitués. L’ordonnancement perdu de certaines façades a été retrouvé par suppression d’éléments parasites et restauration des allèges et soubassements en brique.