Réaménagement du château, campus muséal
À l’articulation entre l’université et la ville, les vastes espaces extérieurs du château de Caen offre l’opportunité d’y aménager un « campus muséal » constituant le plus grand parc urbain de la ville. Au centre du dispositif, le nouveau pavillon d’accueil des publics vient fédérer l’ensemble du site et indiquer ses points remarquables.
Aurélie Lopes, cheffe de projet
Mathieu Iniesta, assistant de projet
Florent Rassendren, assistant de projet
BMF, Économie
OGI, Aménagement VRD
WOR ingénierie, BET Fluides
EVP ingénierie, BET Structure
Restauration et aménagement patrimonial, culturel et paysager
Aménagement de l'enceinte du château de Caen
Création d'un nouveau bâtiment d’accueil de 830 m² dans un site classé MH
Espaces administratifs 73 m²
Pôle château 150 m²
Communs services municipaux 224 m²
Associations 147 m²
Caen, du château dans ses murs au campus muséal
Cœur symbolique de Caen, le château, après avoir occupé une position stratégique qui lui valut d’être bombardé durant la Seconde Guerre mondiale, se trouve aujourd’hui placé à l’articulation entre la ville et l’université. À l’intérieur de l’enceinte castrale, l’une des plus grande en Europe, les bâtiments et les vestiges de toutes époques y apparaissent aujourd’hui comme éparpillés.
Pour redonner son unité au site, une fois le stationnement supprimé, le sol est apparu comme pouvant faire le lien entre tous ces édifices, aux temporalités multiples : par son engazonnement à l’image des établissements universitaires britanniques, le sol fait du lieu un campus mais cette fois un campus muséal, et qui est aussi, le plus grand parc de la ville.
Le Pavillon d’accueil des publics, depuis lequel les visiteurs partent à la découverte des lieux et de ses multiples édifices et trésors, est le nouveau centre de gravité du site : pour cela, il est à la fois le point focal et le point panoptique du campus muséal. Point focal car immédiatement visible depuis tous les accès. Point panoptique, car sa figure géométrique rayonnante, à formes trapézoïdales disposées en éventail orientent les regards en différentes directions, vers tous les éléments remarquables : la porte Saint-Pierre, l’église Saint-Georges, le musée de Normandie, la salle de l’échiquier, le donjon et la porte des Champs, le musée des Beaux-Arts.
La nature singulière de l’architecture, du pavillon tant en termes de géométrie que du matériau - du bois brûlé noir qui joue de sa lisibilité pour mieux se fondre dans le couvert arboré - suffit à le distinguer immédiatement des bâtiments historiques et vestiges du site, tous de pierre blonde et de plans quadrangulaires.