Réaménagement de la place de la Concorde
D’abord place-jardin à sa création au XVIIIème siècle, puis place-rond-point au XXème siècle, partiellement piétonnisée après les Jeux Olympiques de 2024, le projet de réaménagement complet de la place de la Concorde retourne aux origines du lieu pour répondre aux enjeux de la ville contemporaine, en combinant patrimoine et développement durable.
Alto Step, BET VRD
ETC, BET Mobilité
EVP, Arbre Ville Paysage, AVP, BET structure
CRONOS, BET Sûreté
Les éclaireurs, Conception Lumière
Diluvial, Fontainerie, arrosage
Cyril Villatte, Économiste MH
Eco+Construire, Économiste
Dernière des places royales, et aussi la plus grande des places parisiennes, la place de la Concorde est une œuvre de géométrie connue à travers le monde et une des images de la capitale française. Dessinée au 18ème siècle par A. J. Gabriel pour le roi Louis XV, puis transformée au 19ème siècle par J. I. Hittorff pour devenir la place de la Concorde, elle n’a cessé, à travers son histoire, d’être transformée jusqu’au 20ème siècle où, devenue une place pour la circulation des voitures, elle n’était plus que l’ombre d’elle-même.
En retrouvant son identité de place-promenade historique, le projet a pour ambition de puiser dans le passé de la place pour que patrimoine et environnement fasse alliance.
Les aménagements paysagers redonnent la priorité aux mobilités douces et aux piétons auxquels plus de 66 % de la surface totale est dédiée, réduisant la zone circulée à la partie ouest.
Près de trois hectares sont aménagés en espaces verts: les anciens grands parterres de végétation qui existaient au 19ème siècle sont recréés en formant de grandes pelouses librement accessibles ; les fossés plantés, qui délimitaient la place lors de sa création par l’architecte Gabriel et dans lesquels les gardiens des pavillons s’adonnaient à l’horticulture, sont aussi restitués. Ils sont végétalisés pour devenir des oasis de fraîcheur qui permettront aussi la collecte des eaux de pluie pouvant aller jusqu’à cinq jours de pluie intense.La moitié de la surface du sol est rendue perméable, générant un rafraîchissement de 8 degrés au sol. Tout concoure ainsi à limiter l’effet d’îlot de chaleur urbain.
À l’échelle du grand paysage parisien, cette place-jardin offerte à la promenade compose le trait d’union entre le jardin des Tuileries et ceux des Champs-Élysées.