ZAC de la Réunion
Pour la résorption des îlots insalubres hérités de l’avant-guerre, les zones d’aménagement concerté fonctionnaient alors à plein régime sur le principe de démolition-reconstruction. Sur la Zac de la Réunion, l’atelier a effectué un diagnostic au cas par cas, privilégiant la réhabilitation et insérant les constructions neuves dans les interstices.
Dominique Blanchon, Cheffe de projet
Lot D2 4 500 m² SHON
Lot D2 4,3 M€ HT
Lors de la première visite du site, étaient affichés des permis de démolir sur tous les immeubles encore debout, et au-delà dans le quartier, dans le périmètre de la ZAC de la Réunion, il en allait de même. La machine était lancée. Si les procédures avaient été longues, elles avaient fini par aboutir, les outils étaient en place : les permis de démolir obtenus, les marchés de travaux de démolition attribués aux entreprises par l’aménageur. S’en est suivi, les premiers bâtiments démolis, les premiers construits et les premiers lots attribués.
Plus rien ne semblait pouvoir arrêter le processus, sauf peut-être la réaction hostile des habitants effrayés de voir leur quartier purement et simplement rasé. Et c’est dans un contexte de crise entre les associations de quartier et la mairie, que la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) a missionné l’Atelier pour effectuer au plus vite un premier diagnostic visuel des bâtiments : était-il nécessaire de tout démolir ? Était-il possible de réhabiliter certains bâtiments ? D’où un projet contextuel sauvegardant tous ceux qui pouvaient l’être, et une construction dans les interstices basée sur une relecture d’un parcellaire effacé mais néanmoins fondateur du projet.