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ZAC de la Réunion

Pour la résorption des îlots insalubres hérités de l’avant-guerre, les zones d’aménagement concerté fonctionnaient alors à plein régime sur le principe de démolition-reconstruction. Sur la Zac de la Réunion, l’atelier a effectué un diagnostic au cas par cas, privilégiant la réhabilitation et insérant les constructions neuves dans les interstices.

Programme
Architecture, Patrimoine
Maîtrise d’ouvrage
RIVP, Aménageur Semavip
Architecte mandataire
Philippe Prost / AAPP
Dominique Blanchon, Cheffe de projet
Maîtrise d’œuvre
Philippe Talbot, Économiste
Type de mission
Réhabilitation et construction neuve de 67 logements
Surface
Lot D1 2 000 m² SHON
Lot D2 4 500 m² SHON
Coût
Lot D1 3,0 M€ HT
Lot D2 4,3 M€ HT
Photographie
Jean-Marie Monthiers
Statut
Réalisé

Lors de la première visite du site, étaient affichés des permis de démolir sur tous les immeubles encore debout, et au-delà dans le quartier, dans le périmètre de la ZAC de la Réunion, il en allait de même. La machine était lancée. Si les procédures avaient été longues, elles avaient fini par aboutir, les outils étaient en place : les permis de démolir obtenus, les marchés de travaux de démolition attribués aux entreprises par l’aménageur. S’en est suivi, les premiers bâtiments démolis, les premiers construits et les premiers lots attribués.

Plus rien ne semblait pouvoir arrêter le processus, sauf peut-être la réaction hostile des habitants effrayés de voir leur quartier purement et simplement rasé. Et c’est dans un contexte de crise entre les associations de quartier et la mairie, que la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP) a missionné l’Atelier pour effectuer au plus vite un premier diagnostic visuel des bâtiments : était-il nécessaire de tout démolir ? Était-il possible de réhabiliter certains bâtiments ?  D’où un projet contextuel sauvegardant tous ceux qui pouvaient l’être, et une construction dans les interstices basée sur une relecture d’un parcellaire effacé mais néanmoins fondateur du projet.